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Letras de Canções


L’Omnibus automobile / O omnibus automobile

Letra Original:


L’Omnibus automobile (Poema de Vincent Hyspa)

C'était pendant l'horreur du Quatorze Juillet,
Il faisait chaud, très chaud, sur la place Pigalle.
Un gros ballon, sans bruit, gravement ambulait
Par la route céleste unique et nationale.
Il faisait soif, très soif et le petit jet d'eau,
Esclave du destin, montait de bas en haut.

Il était environ neuf heures trente-cinq,
La douce nuit venait de tomber avec grâce.
Et le petit jet d'eau pleurait sur le bassin,
Lorsque je vis passer au milieu de la place
Un omnibus, automobile, entendez-vous,
Avec de grands yeux verts et rouges de hibou.

L'omnibus était vide et l'écriteau "Complet"
Détachait sur fond bleu ses sept lettres de flamme.
Je suivis au galop le monstre qui passait
En écrasant avec des airs d'hippopotame
Des femmes, des enfants, des chiens et des sergots.
Des députés et des tas d'autres animaux.

Enfin il s'arrêta place de l'Opéra
Et je vis qu'il était chargé de sacs de plâtre.
Ces sacs, me dit le conducteur, ces sacs sont là
Pour remplacer le voyageur acariâtre;
Nous faisons des essais depuis plus de vingt mois
Et ces sacs sont pour nous autant de gens de poids.

Mais pourquoi, dis-je au bon conducteur de l'auto
Qui venait d'écraser ces piétons anonnymes,
Pourquoi des sacs plutôt que ce cher populo?
C'est, me répondit-il, sur un ton de maxime,
C'est, voyez-vous, pour éviter des accidents
De personnes qui pourraient bien être dedans.

C'était pendant l'horreur du Quatorze Juillet,
Il faisait chaud, très chaud, sur la place Pigalle.
Un gros ballon, sans bruit, gravement ambulait
Par la route céleste unique et nationale.
Il faisait soif, très soif et le petit jet d'eau,
Prisonnier du destin, montait de bas en haut.

Tradução para Português:


O omnibus automobile (Poema de Vincent Hyspa)

Foi durante o horror de catorze de Julho,
Estava calor, muito calor, na praça Pigalle,
Um grande balão, sem ruído, deambulava solenemente
Ao longo da estrada celestial única e nacional.
Sentia-se sede, muita sede e o pequeno jacto de água,
Escravo do destino, elevava-se de baixo para cima.

Eram quase nove e trinta e cinco,
A doce noite acabava de tombar graciosamente.
E o pequeno jacto de água chorava sobre a taça,
Quando eu vi passar no meio da praça
Um omnibus, automóvel, entendeis,
Com grandes verdes e vermelhos olhos de mocho.

O omnibus estava vazio e o sinal "Complet"
Destacava sobre o fundo azul as suas sete letras chamejantes.
Eu segui a galope o monstro que passava
Esmagando com ares de hipopótamo
Mulheres, crianças, cães e sargentos.
Deputados e bandos de outros animais.

Finalmente parou na praça de l'Opéra
E eu vi que estava carregado de sacos de estuque.
Estes sacos, disse-me o condutor, estes sacos estão aqui
Para substituir os passagens rabugentos;
Nós fazemos ensaios há mais de vinte meses
E para nós estes sacos pesam tanto como pessoas.

Mas porquê, disse eu ao bom condutor do carro
Que acabava de descarregar estes pedestres anónimos,
Porquê sacos em vez do caro povo?
É, respondeu-me ele, em tom de máxima,
É, vede, para evitar acidentes
De pessoas que poderiam estar dentro.

Foi durante o horror de catorze de Julho,
Estava calor, muito calor, na praça Pigalle,
Um grande balão, sem ruído, deambulava solenemente,
Ao longo da estrada celestial única e nacional.
Sentia-se sede, muita sede e o pequeno jacto de água,
Escravo do destino, elevava-se de baixo para cima.